mercredi 2 juin 2010

Le grand virage

Après 6 mois de voyage pendant lesquels nos plans se sont déroulé sans problème, nous rencontrons nos premières déceptions.
Je n'ai pas obtenu le visa d'entrée au Pakistan. Alex, ainsi qu'une longue file d'attente de touristes français énervés ont eu beau s'agiter et user de tous les arguments, l'employé de l'ambassade de France à New Delhi -imperturbable- n'a pas cillé. Nous avons aussi du renoncer à aller à Bishkek car il y avait depuis quelques jours de grandes manifestations et plus de président au Kirghizstan. Etant donné que c'était notre porte d'entrée pour l'Asie Centrale, notre rêve de parcourir la Karakorum pakistanaise et la route de la soie jusqu'en Turquie s'achève ici avant même d'avoir commencé; on est très déçu.
On a donc ouvert la carte du monde en se demandant ou on pourrait aller ? A cet instant, on a ressenti une grande liberté et vécu un moment complètement fou de notre voyage.
-''Si on allait dans ce pays ?''
-"Non, c'est la saison des pluies.''
-''Et là, ça te dit ?''
-''Bof...''
On a aussi éliminé les routes de l'Himalaya qu'Alex a maintes fois parcourues et les régions conflictueuses. Pendant ce temps, les rouges thaïlandais se soulevaient à Bangkok. Et, ma mère et Chantal essayaient d'obtenir la confirmation de leur vol pour Paris au milieu de la grande panique causée par l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll. C'est comme celà que nous avons pris un grand tournant de notre voyage et décidé de continuer notre aventure en Alaska et au Canada. Deux jours plus tard, nous avons aterri à Vancouver à l'autre bout de la planète. A partir de ce moment commence l'improvisation totale car nous ne connaissons pas l'ouest canadien et n'avons absolument rien préparé.

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